Le fonds du Musée colonial de Lyon

Vue de la Grande Salle du Musée colonial de Lyon au 28, Boulevard des Belges : carte postale (sans date).

Identification

Le fonds du Musée colonial de Lyon (1927-1968) constitue au musée des Confluences la série MCL. Il couvre la période 1922-1968.

Contexte

À la suite de l’exposition coloniale de Marseille de 1922, des objets de collection sont transférés à Lyon pour constituer un « Musée colonial ». Les travaux de construction sont engagés le 12 avril 1926 et dirigés par l’architecte en chef de la Ville, Charles Meysson. L’établissement, dirigé par Benoît Fayolle, est situé le long de la rue Prévost, au sein du bâtiment Guimet qui abrite également le Muséum d’histoire naturelle de Lyon et le musée Guimet de Lyon. Le Musée colonial change plusieurs fois de nom pour s’adapter au contexte politique, passant de musée de l’Union française, en 1956, à musée des Pays d’outre-mer en 1960, et, enfin, musée d’Outre-mer. Louis David, dans son Histoire du Muséum d’histoire naturelle, relate que « les objets présentés [dans le Musée colonial] le sont sans véritable message muséographique : non seulement tout est empilé sans discernement, mais bien des erreurs se glissent un peu partout ». L’établissement ne reste d’ailleurs ouvert qu’à peine cinquante ans et ferme définitivement ses portes en 1968. Le Muséum d’histoire naturelle de Lyon récupère alors l’ensemble de ses collections.

Description du fonds

Ce fonds concerne les activités de toute nature du Musée colonial de Lyon. Une grande part relève de la gestion des collections avec les acquisitions et la vie des collections. Une autre concerne les travaux de scientifiques et les fouilles archéologiques. Dans une moindre mesure, on trouve des documents concernant la gestion de la bibliothèque, notamment des périodiques, et de la correspondance administrative des différentes directions de l’établissement.