Le projet
Le musée des Confluences met en dialogue les sciences pour comprendre l’histoire du vivant et de l’humanité.
Il aborde de grandes questions universelles : l’origine et le devenir de l’humanité, la diversité des cultures et des sociétés mais aussi la place de l’humain au sein du vivant. Soit un parcours permanent de quatre expositions dont la démarche inédite est de proposer au visiteur une approche interdisciplinaire pour parcourir l’infinie richesse des cultures et des civilisations.
En décloisonnant les sciences, le musée fait émerger de nouvelles clés pour comprendre et dénouer la complexité de notre monde. Ces perspectives éveillent notre curiosité et, par l’émotion et l’émerveillement, nous invitent au savoir.
Le musée des Confluences est l’héritier de collections issues de cinq siècles d’histoire. Les 3,5 millions d’objets conservés dans le musée constituent un fonds majeur pour les collections publiques françaises, dans les domaines des sciences naturelles, des sciences humaines et des sciences et techniques.
Des collections héritées de musées lyonnais aujourd’hui disparus.
L’histoire du musée des Confluences révèle la mosaïque des collections qui en composent le fonds. Ces collections sont autant de témoignages de musées aujourd’hui disparus : le Muséum d’histoire naturelle de Lyon, le musée Guimet lyonnais, mais aussi le musée colonial de Lyon créé par Édouard Herriot en 1927.
En 1979, le fonds s’enrichit de milliers de masques, sculptures, objets quotidiens ou liés à des rites et rituels qui viennent des missions catholiques de l’Œuvre de Propagation de la Foi de Lyon.
Une longue histoire façonnée par les siècles
Après la Révolution, les collections sont présentées au Palais Saint-Pierre avant d’être transférées au Jardin des plantes. Sous l’impulsion de Jean-Emmanuel Gilibert, académicien, médecin, botaniste, maire de Lyon en 1793, les collections du premier musée lyonnais connaissent un développement sans précédent. Il y adjoint son très riche cabinet, suivi par ceux de Soubry et La Tourette, ainsi que par de nombreux envois du Muséum de Paris. En quelques années, il est devenu le plus important musée d’histoire naturelle de province.
De retour au Palais Saint-Pierre depuis 1819, le musée va connaître un nouvel essor dans les années 1830 en devenant le Muséum d’histoire naturelle de Lyon, constitué d’une galerie géologique et minéralogique et d’une galerie zoologique. Une galerie d’anthropologie et d’ethnographie complète l’ensemble en 1879.
Parallèlement à cette même date de 1879, l’industriel lyonnais Émile Guimet, passionné d’Asie par ses voyages et ses séjours au Japon, crée un musée des Religions dans un immeuble qu’il a pensé et fait dessiner à cet usage, boulevard des Belges dans le 6e arrondissement de Lyon. En 1884, Émile Guimet décide d’installer à Paris un nouveau musée dédié aux arts asiatiques dans un bâtiment reprenant les plans de l’établissement lyonnais qu’il ferme.
En 1913, les collections du Muséum trouvent place dans le bâtiment du boulevard des Belges, devenu libre, où elles rejoignent celles qu’Émile Guimet fait revenir à Lyon pour l’ouverture de son deuxième musée lyonnais. L’histoire naturelle et l’Asie sont ainsi à l’origine de deux musées distincts implantés sur le même site.
En 1927, à l’initiative du maire Édouard Herriot, de nouvelles collections issues de l’Empire colonial français prennent place dans de nouvelles salles. En 1978, l’ensemble fusionne sous le nom de musée Guimet d’histoire naturelle. En 1979, un ensemble important d’objets originaires d’Asie, d’Océanie, d’Afrique et des Amériques rassemblé par des missionnaires des Œuvres de la Propagation de la Foi, institution lyonnaise, est déposé au musée. Au cours des années qui suivent, le musée s’enrichit des collections zoologiques du musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne, de celles des frères maristes et de la Société linnéenne de Lyon.
En 1991, le Département du Rhône, devenu gestionnaire du musée Guimet d’histoire naturelle, décide d’un projet ambitieux destiné à valoriser les collections qui se distinguent tant par leur variété que par leur ampleur. Pour ce faire, il est décidé de construire un nouveau bâtiment symboliquement implanté à la confluence du Rhône et de la Saône. Site symbolique d’un projet intellectuel et architectural ayant pour but de s’interroger sur les origines, l’organisation et le devenir de l’humanité. En vue de l’ouverture du musée des Confluences, une ambitieuse politique d’acquisition a permis de développer de nouvelles collections comme la création contemporaine des peuples autochtones.