Collecte de terrain en Amazonie brésilienne Kayapó

Rituel de présentation du fiancé

Identification

Mission de collecte de terrain en Amazonie brésilienne de 2018 – Fonds Kayapó

Contexte

Le contexte actuel de mondialisation entraîne la mutation, voire la disparition, de nombreux savoir-faire ou pratiques locales et leur corollaire de connaissances. Au-delà du simple enrichissement des collections matérielles, le musée s’est attaché autant que possible à rencontrer celles et ceux qui font ou qui utilisent ces objets afin de conserver leur témoignage par la parole ou l’image pour expliciter la fonction des objets, leurs usages, les rites qui y sont liés.
À ce titre, le musée des Confluences a contractualisé avec l’association Jabiru Prod, présidée par le vidéaste et ethnologue Serge Guiraud, pour la mise en place d’un cycle de trois années de missions de terrain sur le territoire amazonien (2018-2020).
Le choix d’axer cette première mission en Amazonie brésilienne sur le peuple Kayapó a été motivé par la volonté du musée des Confluences d’enrichir les collections existantes en objets ethnologiques contemporains, de collecter des informations immatérielles permettant à la fois de compléter les connaissances autour des objets mais également d’enrichir le fonds des ressources documentaires pour le musée mais aussi pour les Kayapó et de tisser un réseau de relations avec les peuples indigènes. Le cycle des trois années de missions de collecte de terrain en Amazonie brésilienne s’est ouvert sur cette première mission en collaboration avec la communauté Kayapó du village de Motukôre, située sur le territoire indigène Gorotire, État du Para.

Les deux cent cinquante objets acquis lors de la mission de Marie-Paule Imberti, chargée des collections Amériques, et Serge Guiraud auprès des indiens Kayapó, ont été inventoriés en 2018.15.

Description

Les archives de la mission de terrain constituent un matériau riche et inédit sur la culture matérielle et immatérielle des Kayapó.
Le fonds est composé en grande majorité de matériaux de terrain. Le fonds est structuré en trois parties distinctes :

  • une première partie administrative, essentiellement composée de documents administratifs liés à l’organisation de la mission ;
  • une deuxième partie regroupant l’ensemble des matériaux de terrain, qui constitue le cœur du fonds et comprend : les photographies, audiovisuels, enregistrements sonores pris lors de la mission mais également un ensemble de dessins d’enfants ainsi que les carnets de terrain numérisés de Marie-Paule Imberti et Serge Guiraud, collecteurs et producteurs des archives contenues dans le fonds ;
  • une troisième relative à la valorisation du fonds ethnographique, comprenant entre autres le documentaire-fiction monté à partir des archives de terrain « Femmes de Motukôre ».

Le plan de classement des archives de terrain rend compte de la grande variété des thématiques contenues dans le fonds : vie de la mission, habitat et environnement, vie quotidienne, rituels, artisanat, ornements corporels, etc. Malgré un temps « court » sur le terrain, la diversité et la richesse des matériaux collectés offrent de nombreuses perspectives pour la recherche et la valorisation.
Le fonds comprend des éléments notables qui font l’objet d’une présentation détaillée dans la partie « Orientations pour la recherche et la valorisation du répertoire numérique », à l’exemple des archives de l’atelier de collecte de répertoire des motifs de peintures corporelles (soixante-sept peintures produites qui sont venues enrichir le fonds des collections d’objets).
À l’image de la société Kayapó, très ritualisée et dont le corpus est à la fois riche et complexe, la thématique la plus représentée dans le fonds et la plus importante quantitativement est celle des rituels (rituel de nomination, rituel du nouveau-né, rituel des fiancés).

Galerie

Artisanat des hommes : réalisation d’une coiffe avec pailles en plastique
© musée des Confluences
Atelier de collecte du répertoire des motifs des peintures corporelles sur tissu
© musée des Confluences
Vue de la collecte de terrain
© musée des Confluences