L’art aborigène d’Australie en gare

Une collection rare et inédite

Le musée des Confluences, a constitué avant son ouverture en 2014, une remarquable collection d’œuvres contemporaines aborigènes. Rare dans les collections publiques françaises, cet ensemble a été acquis dans le but de mieux comprendre et de valoriser la culture aborigène. Comme de nombreuses autres cultures autochtones dans le monde, elle mérite une attention particulière en raison des enjeux cruciaux liés à sa reconnaissance et à sa pérennité. Aujourd’hui, elle compte parmi les plus grandes collections publiques d’art aborigène en France.

Les mouvements, les formes et les couleurs peuvent susciter la curiosité et l’émerveillement de tout un chacun et transporter vers un ailleurs. Au-delà de l’univers onirique, l’art aborigène est un moyen de transmission des savoirs pour les communautés autochtones d’Australie. Aujourd’hui, les nouvelles générations s’en emparent pour défendre leurs droits et valoriser leurs identités.

4 œuvres aborigènes dévoilées en gare de Lyon Part-Dieu

Pour le dispositif Un jour Une œuvre de la SNCF, le musée des Confluences présente exceptionnellement pour la première fois au public quatre peintures de cette collection.

Les œuvres qui seront dévoilées en gare font écho à celles présentées dans les expositions du parcours permanent du musée pour illustrer le rapport des sociétés au territoire, leur lien avec le monde vivant, les récits des origines ou encore les différentes conceptions du temps.

Rendez-vous en gare de Lyon Part-Dieu tous les mardis du 30 septembre au 21 octobre de 10h à 12h et de 13h à 16h (Hall Béraudier, à côté du piano).

Chaque mardi une nouvelle œuvre est à l’honneur :

  • Le 30 septembre : Wandjina Rain Spirit, 2002 de Rosendo (Ross) Karadada 
    Les wandjina, des esprits liés au « Temps du rêve » ; le temps de la création et de l’organisation du monde par les grands ancêtres.
  • Le 7 octobre : Sans titre, 2005 Pantjiya Nungurrayi (née en 1936)
    Des arcs de cercle symbolisant femmes, collines et dunes : une vision sensible du désert central australien.
  • Le 14 octobre : Pamapardu Jukurpa [Rêve des Fourmis volantes], 1999 de Jack Ross Jakamarra (1925–2004)
    Inspirée d’un rituel ancestral, l’œuvre illustre la trajectoire des termites sacrés et l’origine d’un territoire.
  • Le 21 octobre : Goannas et os, 1996 de Djambu Barra Barra (1946–2005)
    Deux varans veillent sur un tronc funéraire : une réflexion poétique sur la vie, la mort et la mémoire.

Gallery

Wandjina Rain Spirit, 2002
© musée des Confluences - Olivier Garcin
Sans titre, 2005 Pantjiya Nungurrayi (née en 1936)
© musée des Confluences - Olivier Garcin - Adagp, Paris, 2025
Pamapardu Jukurpa [Rêve des Fourmis volantes], 1999
© musée des Confluences - Olivier Garcin - Adagp, Paris, 2025
Goannas et os, 1996
© musée des Confluences - Olivier Garcin