In Mali, when animals dance

Collection donated by Sonia and Albert Loeb

Temporary exhibition

From 03 April 2026 to 07 February 2027

In Mali, on the banks of the Niger River, traditional festivals are held, known as sogow bò, literally “the animal comes forth”. In village squares or on the river, day and night, these performances combine theatre, dance, music and song. “Animal” masks and puppets come to life to the beat of the drums, illustrating myths and legends, social and everyday life.

Through more than a hundred objects and numerous audiovisuals, the exhibition allows visitors to see and experience this participatory theatre, in which every member of the community has a place, from the elders to the youngest children.

Sogo bò, now inscribed on the UNESCO Intangible Cultural Heritage List, is both a vibrant and fragile heritage in the context of the tensions currently affecting Mali.

The exhibition route

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Un spectacle total

En 1878, le géographe Paul Soleillet, voyageant au Mali, passant devant le village bambara de Mognogo, interrompt sa route « pour voir Guignol ! Une tente carrée en étoffe rayée blanc et bleu est installée sur une pirogue à deux pagayeurs, une tête d’autruche emmanchée d’un long cou s’avance sur le devant ; elle se dresse, s’allonge, s’abaisse, se raccourcit, tourne à droite, tourne à gauche d’un air d’attente curieuse et inquiète ; puis deux marionnettes surgissent du milieu de la tente… »

Photo de la première salle de l'exposition Au Mali, quand les animaux dansent
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Les tònw

L’exposition introduit d’abord le sogo bò et les associations par classes d’âge, dites tònw, qui coordonnent les fêtes. Les associations par classes d’âge, dites tònw, rassemblent tous les jeunes d’un village dès l’âge de dix ans. 

 

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Le Niger, source de vie

Pour les populations qui le bordent, le Niger est porteur de vie par son limon et l'irrigation nécessaire aux cultures, par sa richesse en poissons et gibiers d'eau. Demeure aussi le souvenir des temps anciens, ceux de la chasse aux crocodiles, aux hippopotames et aux lamantins.
Pour les grandes manifestations sur le fleuve, Bozo et Somono font défiler de nombreuses pirogues, manœuvrées à la perche, chargées de masques montés sur castelets. 

Photo de l'espace lié au fleuve Niger dans l'exposition Au Mali
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À l’appel des tambours

Bien avant l’heure, les tambours battent l’appel des spectateurs. Tous les villageois ont été prévenus de l’évènement et ont invité des parents, des amis, des hôtes de passage. En habit de fête, chacun se hâte vers le lieu où les masques vont défiler, danser. 

Espace lié à la fête du village avec l'appel des tambours de l'exposition Au Mali
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À l’abri des regards

Si le sogo bò est profane et public, sa préparation est quant à elle secrète. Pour préserver le mystère (dobò), personne, hormis les porteurs de masques, ne peut assister au montage des sogow. De même les masques ne doivent pas être vus avant leur entrée sur la place publique ou sur les pirogues.

Espace de l'exposition Au mali lié au thème du secret des fêtes du sogo bò
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Le jour et la nuit

L’ordre de sortie des masques, jadis réglementé, n’est plus immuable. En une nuit, une quinzaine de sogow peuvent se succéder. Mais il est difficile d’en établir l’ordre précis, entre le « rang » traditionnel et la pratique d’aujourd’hui où certains masques de nuit se manifestent de jour.

Photo d'une partie de l'exposition Au Mali quand les animaux dansent !