Amazonias
The exhibition route
Une forêt habitée
Les recherches en archéologie et en écologie historique révèlent de plus en plus de vestiges de civilisations anciennes et confirment que l’Amazonie était très peuplée avant l’arrivée des Européens au 16e siècle. Ces traces du passé montrent à quel point les premiers peuples d’Amazonie ont intensément modifié leur environnement.
Amazonie, présence et pensée amérindiennes
Loin d’être isolés dans l’espace et le temps, les 305 peuples autochtones du Brésil se distinguent par leurs langues, leur organisation et l’histoire de leurs échanges. Leurs territoires couvrent environ 23 % de la superficie de l’Amazonie brésilienne et les langues autochtones parlées sont au nombre de 175. Par leurs manières singulières d’habiter la forêt, ils nous invitent à repenser les liens entre les êtres et à questionner les visions qui opposent nature et société.
Être mebêngôkre (kayapo)
Les Mebêngôkre, aussi connus sous le nom de Kayapo, regroupent plus de 11000 personnes. Ils habitent des terres indigènes formant l’une des plus grandes aires protégées au monde. En tant que guerriers, ils ont résisté à la colonisation jusqu’au milieu du 20e siècle et sont reconnus aujourd’hui pour leur activisme politique. Constitutif de leur identité, leur territoire est une mosaïque de vastes forêts et savanes.
Être wayana et apalaï
Les Wayana et Apalaï vivent ensemble tout en gardant leurs spécificités culturelles et linguistiques. La grande majorité des Apalaï se trouve sur le territoire brésilien, à la différence des Wayana qui vivent aussi en Guyane française et au Surinam. Au Brésil, les 28 villages wayana et apalaï se déploient le long de la rivière Paru d’Este, sur les Terres indigènes du Tumuc-Humac et du Paru d’Este.
Être ashaninka
Les Ashaninka sont le plus grand peuple d’Amazonie du Pérou. Ils vivent également au Brésil, au bord de la rivière Amônia, dans l’État de l’Acre, à la frontière du Pérou où ils sont très actifs depuis plus d’une décennie dans la lutte contre les exploitants forestiers illégauxLeur plan de gestion des ressources naturelles est devenu un modèle de développement et une référence nationale et internationale en matière de préservation de la forêt.
Une certaine façon d’être au monde
Contraints par la globalisation comme le reste de la planète, les peuples autochtones d’Amazonie se confrontent de plus en plus à la ville. Ces rapprochements les amènent à emprunter ou à détourner des objets et outils, des manières de faire et de parler, tout en essayant de maintenir leur identité amérindienne.
Le musée en partage
Les sociétés amérindiennes contemporaines sont vivantes et dynamiques, mais aussi fragiles et objets de constantes menaces. Dans le va-et-vient entre le village et la ville, la transmission des savoirs entre générations est parfois fragilisée, et les connaissances détenues par les anciens tendent à disparaître. De nombreux peuples autochtones se tournent aujourd’hui vers les musées qui conservent des collections d’objets disparus de leur culture matérielle.
À l’issue de leur rencontre en juin 2023 à Paris, les présidents Emmanuel Macron et Luiz Inácio Lula da Silva ont décidé d’organiser une Saison France-Brésil en 2025 pour donner un nouvel élan à la relation bilatérale, renforcer nos réponses communes face aux défis politiques, sociaux et écologiques de notre temps, et présenter la richesse et la diversité de la création contemporaine des deux pays. Cette nouvelle Saison est bâtie autour de trois thématiques : le climat et la transition écologique, la diversité des sociétés et le dialogue avec l’Afrique, la démocratie et la mondialisation équitable.
La Saison se déroulera en France d’avril à septembre 2025 puis au Brésil d’août à décembre 2025. Elle est mise en œuvre par l’Instituto Guimarães Rosa (pour la programmation brésilienne en France) et l’Institut français (pour la programmation française au Brésil), en étroite collaboration avec l’ambassade du Brésil en France et l’ambassade de France au Brésil, sous l’égide des ministères des Affaires étrangères et de la Culture des deux pays. Le Commissariat général de la Saison Brésil-France 2025 est confié, pour la programmation brésilienne en France, à Monsieur Emilio Kalil, et pour la programmation française au Brésil, à Madame Anne Louyot.